Projets régionaux stratégiques : la Wallonie fixe l’entrée en vigueur du nouveau dispositif au 1er septembre 2026

Le Gouvernement wallon a adopté définitivement un arrêté modifiant la partie réglementaire du Code du développement territorial. Objectif : lever les freins, raccourcir les délais et donner aux projets stratégiques les moyens d’aboutir plus vite, dans un cadre solide, transparent et juridiquement sécurisé. En identifiant clairement les projets pouvant relever d’un permis de compétence gouvernementale, la Wallonie se dote d’un outil concret au service de son redéploiement économique, scientifique et industriel. Pour agir sans attendre, l’entrée en vigueur du texte, initialement prévue le 1er octobre 2026, est avancée au 1er septembre 2026.

Du temps gagné pour accélérer les projets utiles à la Wallonie

En avançant l’entrée en vigueur du dispositif, le Gouvernement wallon entend permettre aux projets concernés de bénéficier plus rapidement d’un cadre clair, efficace et juridiquement sécurisé. Objectif : permettre d’accélérer les décisions sur les projets importants pour le redéploiement économique, scientifique et industriel de la Wallonie, sans réduire les exigences de transparence, d’évaluation et de responsabilité.

Le Télescope Einstein reconnu comme projet stratégique

Le texte identifie le Télescope Einstein comme une infrastructure de recherche et d’innovation scientifique de portée transrégionale ou internationale. Ce projet majeur s’inscrit dans une dynamique européenne et internationale. Il représente une occasion importante pour renforcer l’attractivité scientifique et technologique de la Wallonie, soutenir l’innovation, favoriser la création d’emplois qualifiés et accroître le rayonnement international de la région.

En intégrant ce projet dans le cadre du Code du développement territorial, la Wallonie se donne les moyens d’anticiper les besoins et de soutenir plus efficacement sa mise en œuvre.

D’anciens sites industriels mobilisables plus vite pour le redéploiement économique

Le projet d’arrêté identifie également plusieurs anciens sites industriels d’au moins 10 hectares qui présentent un potentiel de redéploiement économique de portée régionale :

  • Carsid, à Charleroi ;
  • Caterpillar, à Gosselies-Charleroi ;
  • Chertal, à Oupeye et Herstal ;
  • la Cokerie d’Ougrée, à Seraing ;
  • le Haut Fourneau B, à Seraing ;
  • BASF / Raffinerie Chevron, à Feluy-Seneffe ;
  • Duferco La Louvière ;
  • le Terminal Container d’Athus, à Aubange.

Ces sites disposent d’atouts importants. Ils sont déjà artificialisés, souvent bien situés et proches d’axes logistiques ou de bassins industriels. Ils peuvent accueillir des projets industriels, logistiques ou innovants de grande ampleur. Leur valorisation permet de recycler des terrains existants, de limiter l’artificialisation des sols et de soutenir une réindustrialisation sobre, durable et utile aux citoyens.

« Je me réjouis que ce dispositif puisse entrer en vigueur dès le 1er septembre. Chaque semaine compte lorsqu’il s’agit de faire avancer des projets utiles à l’emploi, à l’innovation et au redéploiement économique de la Wallonie. En réduisant la longueur des procédures pour les grandes friches industrielles, nous levons des freins concrets tout en encourageant une utilisation plus sobre et plus responsable de notre territoire. Notre rôle est d’agir avec efficacité pour permettre des décisions plus rapides tout en assurant le plein respect des règles », souligne François Desquesnes.

L’adoption définitive de cet arrêté illustre la volonté du Gouvernement wallon de soutenir le redéploiement économique et industriel de la Wallonie, en facilitant les projets stratégiques, en valorisant les anciens sites industriels et en garantissant des procédures plus efficaces, plus transparentes et plus utiles aux citoyens.

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